De l’Art Déco à l’art de la table…


Après la dégustation chez Prunier le 29 janvier dernier, nous allons vous parler de ce célèbre restaurant et des savoureux plats qui sont proposés. Avis aux gourmets !

Façade du restaurant Prunier. 

La Maison Prunier recommandée par le guide Michelin a été créé en 1925 par l’architecte Boileau dans un style totalement Art Déco. Depuis sa devise n’a pas changé : « Tout ce qui vient de la mer » !

Aujourd’hui c’est Pierre Bergé, client de longue date, qui possède le restaurant après l’avoir racheté en 2000. Il avait demandé, il y a plus de 20 ans, à ce qu’il soit classé « monument historique » pour son patrimoine Art Déco.

Cet établissement, célèbre pour son caviar et qui bénéficie de son propre élevage d’esturgeons en Dordogne, s’est associé en 2004 à Caviar House pour donner naissance au groupe Caviar House & Prunier.

Depuis 2005 c’est le Chef Eric Coisel qui est responsable de la cuisine et qui met en œuvre ce fameux caviar autour d’une déclinaison de plats de la mer issus de produits d’excellente qualité.

Saumon Balik – Restaurant Prunier.

On retrouve entre autre le saumon Balik, saumon fumé le plus raffiné du monde. Il s’associe à merveille avec la puissance et la finesse de l’Hermitage « Chevalier de Stérimberg » 2008 de Paul Jaboulet Aîné, dont les notes d’amandes grillées et de chèvrefeuille relèvent le goût du saumon. Le Châteauneuf-du-Pape « Domaine de Terre Ferme » 2010, également de Paul Jaboulet Aîné, s’accorde également très bien par sa fraîcheur et ses arômes corsés.

L’huître Tarbouriech, dite « huître rose », est un autre produit de très haute gamme. Elle est élevée avec un cahier des charges très strict et subit des exondations pouvant aller jusqu’à plusieurs jours durant tout le cycle de sa croissance.

« L’huître rose » – Bassin de Thau.

Le système mis au point pour reproduire la marée est basé sur le principe de la transformation de l’énergie solaire en énergie mécanique. Il améliore la qualité de l’huître tant sur l’aspect esthétique, avec une coquille légèrement rosée et peu de bio-salissures, que sur la fermeté de la chair.

Cette huître offre une saveur iodée équilibrée et de beaux arômes de noisette. Elle se déguste parfaitement bien avec le Sancerre « Sauvage » 2012 de Pascal Jolivet.

      

Prunier propose sa célèbre gamme de caviars avec :

- le Tradition : préparé selon les méthodes d‘Alexander Scott, il constitue 45 à 60% de la production totale de Prunier et connaît une popularité croissante. Il recèle un arôme noisette très particulier.

- le Paris : sa faible teneur en sel a pour but d’en souligner la saveur, plutôt que sa conservation. Pendant les deux semaines qui suivent la pêche, les œufs conservent une texture unique. Chaque œuf garde 100% de sa teneur d’huile, ce qui confère au caviar un arôme inimitable et très particulier.

- le Saint James : Élaboré en 1932 pour l’inauguration du restaurant Prunier de la rue St James à Londres, il est préparé avec du borax et avec une faible teneur en sel. Le caviar Prunier St James atteint une parfaite maturation deux mois après la pêche. La production du caviar “ Saint James ” était guidée par le goût de la clientèle noble du restaurant de Londres, qui accueillait fréquemment rois, reines et chefs d’États.

- l’Héritage : seulement 8 à 10% de la production de caviar Prunier peut être distingué comme la sélection « Héritage ». Préparé selon les méthodes perses, ce caviar se distingue par ses grains de grande taille et de couleur claire.

Ces caviars se marient également parfaitement avec le Pouilly-fumé « Indigène » 2012 de Pascal Jolivet qui offre finesse et élégance, minéralité et fraicheur extrêmes et une belle longueur en bouche.

Pour retrouver ces vins exceptionnels, rendez-vous sur la vente privée d’awineday.com…

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Sancerre, Pouilly-fumé, Châteauneuf-du-Pape et Hermitage : de grands vins blancs pour accompagner caviar, saumon et fruits de mer..


Après la magnifique dégustation que nous avons organisée au restaurant Prunier le 29 janvier 2014, nous saisissons l’occasion pour vous parler d’accords mets et vins au détour de deux grandes régions de vin blanc, la vallée de la Loire, et la vallée du Rhône. Ce sont quatre prestigieuses appellations et vins que nous allons vous donner envie de déguster : d’une part le Sancerre « Sauvage » 2012 et le Pouilly Fumé « Indigène » 2012 de Pascal Jolivet, d’autre part l’Hermitage « Chevalier de Stérimberg » 2008 et 2001, et le Châteauneuf-du-Pape « Domaine de Terre Ferme » 2010 de Paul Jaboulet Aîné.

Nous allons commencer par les vins de Pascal Jolivet, situés à l’est de la Vallée de la Loire. Le Pouilly Fumé et le Sancerre sont des vins tous deux issus du cépage Sauvignon ; ils se ressemblent, chacun d’eux étant d’un côté du fleuve, mais se distinguent par leur terroir.

Le Pouilly-Fumé « Indigène » 2012 de Pascal Jolivet est un vin fin et élégant, aux notes fruitées d’agrumes et aux arômes minéraux qui lui confèrent des pointes salines, attachées à une belle fraicheur et une longueur en bouche. Pour une alliance parfaite avec le caviar !

Huître et caviar – Restaurant Prunier.

Ses arômes se dévoilent également très bien avec des fruits de mer, des crustacés, des poissons et des fromages de chèvre.

Le Pouilly Fumé tient son nom de la fine pellicule grise appelée « pruine » qui ressemble à de la fumée et qui couvre le raisin à maturité. Et pourquoi « Indigène » ? Parce que les levures permettant la fermentation alcoolique ne sont pas ajoutées lors de la vinification mais sont naturelles.

Le Sancerre « Sauvage » 2012, quant à lui, est un vin aux arômes corsés, très sec, vif et pur qui s’arrondit en vieillissant. Son terroir lui offre des sols composés d’argiles et de silex, ce qui en fait un vin très minéral avec un goût de « pierre à fusil », comme si vous suciez un caillou.

Sol du terroir de Sancerre composé de silex.

Il offre également des arômes de fleurs blanches, de buis, et d’agrumes. C’est un vin riche en bouche et de ce fait, qui s’associe très bien avec « tout ce qui vient de la mer ». La force et la minéralité du Sancerre s’expriment parfaitement avec des déclinaisons de poissons telles que le carpaccio de saumon, des plats en sauce renforcés par du corail de Saint-Jacques ou de homard, ainsi que les fruits de mer, huîtres, et crustacés.

Plateau de fruit de mer – Restaurant Prunier.

Passons maintenant à la vallée du Rhône avec deux somptueux vins : l’Hermitage « Chevalier de Stérimberg » 2008 et le Châteauneuf-du-Pape « Domaine de Terre Ferme » 2010.

L’Hermitage « Chevalier de Stérimberg » est un vin composé de 65% de Marsanne, le cépage phare de la Vallée du Rhône, et 35% de Roussanne. Au nez on retrouve des arômes floraux ainsi que des notes d’amandes grillées et de chèvrefeuille. En bouche il est frais et équilibré. C’est un vin ample et chaleureux, qui allie puissance, finesse et élégance. Il se mariera donc très bien avec le saumon, la langouste, les terrines de crabes ou fruits de mer, ainsi qu’avec des viandes  blanches.

Koulibiac de saumon du chef Eric Coisel – Restaurant Prunier.

Le Châteauneuf-du-Pape « Domaine de Terre Ferme » est issu de deux autres cépages,  le Grenache blanc pour 80% et la Clairette pour 20%. Ce vin est plus frais et corsé avec des arômes de groseilles et de fleurs. Il est riche, dense, avec un grain de tanin de grande prestance. Il s’accorde très bien avec les poissons, notamment le saumon gravlax et les poissons en papillotes, et avec les viandes blanches.

Buffet de fruit de mer Prunier.

 

Pour déguster chez vous ces vins sublimes, rendez-vous sur notre site en ligne pour une vente privée de ces grands vins blancs du Rhône et de la Loire…

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Le Château du Moulin-à-Vent : Entre Bourgogne et Beaujolais…


Nous vous parlons aujourd’hui du Château du Moulin-à-Vent, un merveilleux domaine, de l’appellation Moulin-à-Vent dans le Beaujolais, qui renait véritablement de ses cendres.

L’appellation Moulin-à-Vent qui date de 1732 a longtemps été aussi prestigieuse que les plus grandes appellations du Médoc ou encore de la Côte-de-Nuits et au début du XXème siècle, il n’était pas rare de trouver, sur les cartes des vins des restaurants, le Moulin-à-Vent au même prix qu’un Château Margaux ou un Richebourg !

Le Château Moulin-à-Vent dont est tombé fou amoureux Alphonse de Lamartine en 1811 durant sa liaison avec la fille de Philiberte Pommier, propriétaire du château.

Le domaine est situé à 10km au sud de Macon sur la commune de Romanèche-Thorins. Appelé Château des Thorins à sa création, il devient en 1936 Château du Moulin-à-Vent en référence au vieux moulin classé monument historique qui domine la vallée.

Le fameux Moulin-à-Vent.Le domaine étendu sur 37 ha et à 230m d’altitude en moyenne, compte des parcelles qui appartiennent aux plus grands terroirs de l’appellation. Les nombreux « lieux-dits » sur lesquels se situe le domaine accordent de la typicité aux vins due à la différence des sols, et le paysage vallonné accorde une exposition des vignes à la chaleur du soleil et à la fraicheur du vent permettant le rétrécissement des grains, et ainsi une concentration optimale.

Fort de son histoire, ce Château laissé à l’abandon a été racheté en 2009 par Jean-Jacques Parinet, un passionné de Beaujolais et plus particulièrement des vins de Moulin-à-Vent. Il effectue de nombreux travaux au niveau des vignes en pratiquant les techniques d’agriculture raisonnée avec des traitements limités au maximum. Depuis 2009, 7 ha de vignes ont été replantés produisant un rendement total entre 20 et 35 hl par hectares selon les parcelles et millésimes, du jamais vu jusqu’alors dans le Beaujolais. Jean-Jacques Parinet a su mettre en avant la diversité des terroirs en réalisant des cuvées parcellaires, au-delà des cuvées génériques, comme il se pratique depuis longtemps en Bourgogne.

La cave du château.


Le Moulin-à-Vent « Couvent des Thorins » est la seule cuvée qui fait l’exception car elle est toujours vinifiée en macération semi-carbonique et élevée en cuve inox. C’est un assemblage de plusieurs parcelles situées dans les bas des vallons de l’appellation. Cette méthode de vinification apporte fraicheur, croquant, et fruits au vin.

La cuvée « Château du Moulin-à-Vent » est la cuvée phare du domaine, « l’âme de l’appellation ». Ce sont uniquement des vieilles vignes d’au moins 40 ans et plantées sur les grands terroirs avec un sol granitique et riche en manganèse, qui sont sélectionnées. Il présente la force et l’équilibre et son nez une subtile richesse aromatique de fruits rouges. En bouche il a des tannins fins et une belle longueur.

Le Moulin-à-Vent « Croix des Vérillats » fait partie des cuvées parcellaires. Il est situé sur le terroir « Vérillats » sur la partie haute de l’appellation avec un sol sablonneux et peu profond. Il en résulte le développement de petites baies concentrées donnant des vins explosifs avec des tanins soyeux. La macération est effectuée avec un mix de grappes entières et de raisins égrappés, et l’élevage est réalisé en fûts.

Le Moulin-à-Vent « Champ de Cour », à l’inverse du terroir des Vérillats, a un sol profond avec un mélange d’argile et de galets roulés qui donne des vins complexes, avec beaucoup de minéralité. L’exposition très ventée apporte aux raisins une belle concentration qui donne au vin une expression marquée de fruits rouges. La macération et l’élevage sont effectués avec les mêmes techniques que « Croix de Vérillats ».

 

Pour retrouver ces vins chargés d’histoire, rendez-vous sur notre site en ligne pour une vente privée Château du Moulin-à-Vent…

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Les vignobles Brumont : Château Montus et Château Bouscassé. Entre mythe & puissance.


Alain Brumont.

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Actuel propriétaire de Château Montus, Château Bouscassé, La Roche Brumont et Château Segondine, ce viticulteur de génie a su inventer un « goût Brumont ».

Élu premier vinificateur français et mondial parmi les 10 plus grands vins mondiaux, Alain Brumont a souhaité réhabiliter d’anciens terroirs abandonnés depuis près de 50 ans.  C’est ainsi qu’en 1980, Alain Brumont rachète le Château Montus après avoir hérité de 17 hectares du vignoble de son père en 1979, Château Bouscassé.

Lorsqu’il rachète Château Montus en 1980, il va tout de suite se rendre compte du potentiel incroyable que possède le cépage Tannat et c’est ainsi que 5 ans plus tard, la première cuvée de Montus Prestige fait son apparition.

 

Montus Prestige : « le Pétrus de Madiran »…

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Cette cuvée, également surnommée « le Petrus de Madiran », est composée à 100% de Tannat. Elle est à elle seule une révolution qualitative et se retrouve propulsée parmi les grands vins. Mais Alain Brumont ne s’arrête pas là ! Toujours à la recherche de nouveaux terroirs, il découvre une pente de 10 hectares idéalement située et avec un terroir parfait pour le Tannat. C’est ainsi que naîtra la cuvée Montus La Tyre, le meilleur Madiran jamais vinifié…

 

« Alain Brumont n’a qu’une ambition : que chacun de ses gestes de vigneron se retrouvent dans le verre de vin. » Pierre Casamayor

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Et c’est chose faite ! Car si les vins d’Alain Brumont peuvent se vanter d’une si grande qualité, c’est en partie grâce à l’attention toute particulière qui est portée aux vignes et à la vinification. Les vignes bénéficient en effet d’un environnement idéal sur lequel Alain Brumont  va décliner sa « méthode » :

  • Aucun insecticide employé.
  • Une orientation spéciale des pieds de vignes afin de mettre les mêmes unités de rayon solaire sur la grappe d’un côté le matin et de l’autre l’après-midi, de telle sorte que lorsque le soleil est le plus haut, il est à la verticale du feuillage et laisse ainsi la grappe se rafraîchir.
  • Les deux tiers du vignoble sont enherbés par une flore ancestrale qui est  protégée et  coupée uniquement au moment où elle a fini de donner sa graine, afin d’assurer son renouvellement millénaire.
  • En tout, pas moins de 5 à 7 interventions sur les vignes et cela sur près de 200 hectares.
  • Utilisation uniquement d’eau de source prélevée dans les collines boisées du vignoble.
  • Des vignobles situés au sommet des collines et séparés par un bois pour éviter toute contamination d’une vigne à l’autre.

 

On comprend donc mieux pourquoi Château Montus et Château Bouscassé figurent au palmarès des plus grands vins du monde !

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Pour retrouver ces vins de Madiran exceptionnels, rendez-vous sur notre site en ligne pour une vente privée Château Montus – Château Bouscassé , entre mythe et puissance …

 

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« L’art de la complantation au Domaine Marcel DEISS »


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Niché à Bergheim, au cœur de l’Alsace, le domaine Marcel DEISS travaille avec rigueur et persévérance pour défendre les techniques de vinification alsaciennes traditionnelles.

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Jean-Michel DEISS, qui assure la relève de son père, lutte pour défendre les bienfaits de la complantation : l’art de mélanger les cépages dans un terroir.

Par ce processus, qui est également la plus ancienne forme de viticulture connue en Europe, le domaine Marcel DEISS cherche à valoriser le terroir plutôt que le cépage.

Le domaine cultive donc en agriculture biodynamique 27 hectares de vignes réparties sur 9 communes. Parmi ces vignes, on retrouve 3 grands crus historiques que sont l’Altenberg, le Mambourg ainsi que le mythique Schoenenbourg, tous issus de la complantation.

 

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Mais la renommée de ce grand domaine ne tient pas seulement à la qualité de ses vignes.

Si Marcel Deiss est aujourd’hui l’un des meilleurs et des plus connus vignerons d’Alsace, c’est aussi grâce à sa lutte contre la législation Grand Cru de 1975 qui consistait en l’obligation faite aux étiquettes des vins d’Alsace de porter la mention du cépage. Cette mesure a eu pour conséquence d’appauvrir considérablement la diversité biologique des vignobles jusqu’en 2005, date à laquelle la mention du cépage en Alsace AOC et Grand Cru est devenue facultative. C’est ainsi donc, que pour les vins Marcel DEISS issus de la gamme terroir, les noms de Gewurztraminer ou de Riesling ont disparu des étiquettes pour laisser place au nom du lieu-dit qui leur a donné naissance.

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Alors ne tardez plus et venez découvrir ces grands vins d’Alsace en vente privée sur le site de A Wine Day !

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Le Ribeyrenc : un cépage qui renaît …


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« Petit, va me chercher des raisins de ce Ribeyrenc. En haut du Perio, il y en a trois souches en arrivant, tu verras »

Voici ce que disait la grand-mère Adèle à son petit-fils Thierry Navarre et qui est, sans aucun doute, à l’origine de « l’œuvre » de ce vigneron aussi chaleureux que courageux !Car en effet il en fallait du courage à Thierry Navarre en 1994 pour vouloir faire revivre un cépage oublié sur les coteaux de Roquebrun : le Ribeyrenc.

Suite à la crise du phylloxéra, le Ribeyrenc ne s’était jamais relevé et lorsque l’on a réorganisé tout le vignoble, il ne figurait pas parmi les cépages de l’AOC Saint-Chinian car il ne correspondait plus aux critères de l’époque : petits rendements (30 hectolitres à l’hectare), faible degré (10-11°), pas beaucoup de couleur, fragile en cave l’été, sensible aux maladies et à la pourriture grise … On a donc planté du Carignan !

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« Mon grand-père en avait dix pieds, mon père en a regreffé quelques-uns pour le maintenir en mémoire, mais il n’y avait plus ni vigne ni vin de Ribeyrenc à Roquebrun ou ailleurs. »

Pour faire revivre ce cépage disparu, Thierry Navarre a donc visité les anciens vignerons qui avaient encore quelques pieds de Ribeyrenc dans des parcelles mélangées de leur vignoble. Thierry Navarre replante donc en 1994 la première vigne de Ribeyrenc plantée en France depuis le début du XX° siècle et à force de persévérance, il réussit à constituer un vignoble de 6000 pieds.

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« Je n’avais jamais bu du 100 % Ribeyrenc. C’est un vin qui n’existait pas »

C’est donc avec un grand soulagement que Thierry Navarre découvre en 2000 une première cuvée réussie, un OVNI : objet vinicole non-identifié comme il l’appelle ! Peu tannique, d’une belle fraicheur en bouche léger en alcool et d’une robe rubis clair, le Ribeyrenc renaît !

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 « Quand tout le monde roule en Mercedes et que vous continuez à rouler en 4L, forcément, au bout d’un moment, on vous regarde de travers. Avec le Ribeyrenc, j’étais en 4L. »

Mais la satisfaction de ce jeune vigneron ne faisait pas l’unanimité… En effet, à Roquebrun, peu de gens croient en ce vin… Jusqu’en 2003, année de la canicule !  Quand la plupart des vignobles tentaient (et tentent encore d’ailleurs) de maîtriser ces degrés d’alcool qui ne cessaient de monter, le Ribeyrenc a pris tout son sens car « il a la capacité de tenir durant des étés très secs » et atteint sa maturité physiologique à faible degré.

Thierry Navarre a donc su adapter ce qui hier encore était des défauts en qualités pour l’avenir. Il aura fallu près de 20 ans de travail pour obtenir cette dernière cuvée qui porte le nom du cépage.

Et comme souvent exceptionnel rime avec rareté, il n’y a eu que seulement 2500 bouteilles de produites pour la dernière cuvée…

Mais pas d’inquiétude, elles sont disponibles sur notre site Internet www.awineday.com.

 

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Le vin le plus cher au monde est bourguignon !


Si lors de la décennie passée, le duel pour la place de « Vin le plus cher au monde » faisait rage entre la Bourgogne (avec La Romanée-Conti) et Bordeaux (avec Pétrus), aujourd’hui cette lutte au sommet n’est plus d’actualité.

En effet, lors du dernier classement des 50 vins les plus chers au monde publié par le Wine Searcher en juillet dernier, la Bourgogne s’est largement imposée.  Tandis que Petrus chutait à la 10ème place, c’est un Richebourg du défunt Henri Jayer  (avec un prix de vente moyen s’élevant à 12 160 € la bouteille) et un Romanée-Conti issu du domaine du même nom qui trônaient respectivement à la première et à la seconde place.

 

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Avec 37 vins de Bourgogne dans le « top 50 » contre seulement 3 Bordeaux, la lutte équilibrée entre les grands crus de ces deux grandes régions viticoles est donc une histoire qui appartient au passé. (Pour consulter le classement des 50 vins les plus chers au monde, c’est ici !)

Quels sont les critères de comparaison de ces grands vins ?

Là est tout le débat : les critères de ce classement tiennent compte du prix de la bouteille de 75 cl mais pas du millésime, facteur généralement très influent. De plus, les résultats des ventes aux enchères sont écartés, tout comme les prix jugés hors norme.

Pourquoi une telle suprématie de la Bourgogne ?

Les raisons de cette percée écrasante des grands crus bourguignons sont simples : les vignobles de cette région sont de petite superficie et très morcelés. Il en résulte donc une faible production qui doit faire face à une demande croissante constante, notamment  à l’export, du fait de la rareté de ces vins. Le « jardin vigne » qui caractérise la Bourgogne prend alors toute sa dimension.

Cependant, et c’est là que réside le paradoxe de ce classement, la demande pour les grands crus de Bordeaux reste la plus forte. Dans le classement des vins les plus recherchés, Bordeaux occupe les cinq premières places, tandis que le Richebourg d’Henri Jayer n’apparaît qu’à la très lointaine 1 225ème place.

Vins les plus chers au monde : pour les passionnés ou les investisseurs ?

 

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On observe de plus en plus un phénomène de spéculation autour des vins de grande garde. En effet, les heureux possesseurs de ces précieuses bouteilles ont la possibilité de déguster ces trésors dès maintenant si ce sont des œnophiles aguerris mais ils peuvent également les conserver encore un certain nombre d’années si ce sont des investisseurs au grand flair. Car comme tout bon placement, avec les années, le prix de ces bouteilles augmentera ! Et ce qui était avant un produit alimentaire destiné au plaisir et au partage devient alors un outil de spéculation.

A Wine Day a recherché et sélectionné pour vous de grands vins de la Côte de Nuits : les Chambolle-Musigny de la Maison Roche de Bellène dans les grands millésimes 1996, 2001 et 2005. Vous pouvez les retrouver en vente privée sur notre site.

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Chambolle- Musigny : quand Pinot Noir exprime délicatesse


Un peu d’histoire de la Bourgogne en général …

En 92 après JC, l’empereur romain Domitien décida d’interdire la plantation de vignes hors d’Italie afin de ne pas avoir à affronter la concurrence. Il fit donc arracher partiellement les vignes en Bourgogne, laissant seulement assez de plants pour suffire aux besoins locaux. Il faudra attendre deux siècles plus tard pour que cet édit soit révoqué.

En revanche, dès le début du Moyen-Âge, l’implantation du christianisme favorisa l’extension de la vigne par la création d’importants domaines qui furent rattachés aux abbayes.  Mais ce n’est qu’en 1395, lorsque Philippe Le Hardi décida d’interdire la culture du Gamay en Bourgogne au profit du Pinot Noir, que la qualité des vins commença à être remarquable.

 

… de Chambolle Musigny en particulier !

 

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Chambolle Musigny, commune de grande renommée en dépit de sa petite superficie, doit sa réputation à la qualité et à la notoriété de ses vins.

En effet, ancienne dépendance de l’abbaye de Cîteaux, Chambolle-Musigny peut se vanter de présenter deux superbes grands crus que sont Bonnes-Mares (qui forme le trait d’union avec Morey-Saint-Denis) et Musigny qui se situe en haut du Clos de Vougeot.

 

Mais d’ailleurs, d’où vient ce terme de « Clos » ?

 Si dans les autres régions viticoles de France on parle de « Châteaux » ou de « Domaines », en Bourgogne on parle plutôt de « Clos ». Cela remonte au Moyen-Âge, lorsque les moines qui étaient chargés de travailler la vigne se rendirent compte que certaines parcelles, alors qu’elles étaient voisines, donnaient des vins aux propriétés très différentes.

C’est donc pour « isoler » les parcelles qui donnaient les meilleurs vins que les moines ont décidé d’entourer les rangs par des petits murets en pierre.

 

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Clos de Vougeot

 

Le Chambolle Musigny, dont la réputation n’est plus à faire, est souvent présenté comme le vin le plus « féminin » de la Côte de Nuits. L’intensité et la finesse s’y expriment en effet avec une élégante subtilité.                                                                                Ceci est dû au fait que les sous-sols sont ici plus pauvres en argile que dans le reste de la région et les nombreuses fissures et lignes de faille du Nord au Sud permettent un très bon drainage.

Seul petit problème maintenant, où se procurer ce vin qui j’en suis sûr, vient de vous mettre l’eau à la bouche ?

 

Il n’est pas facile aujourd’hui de trouver de grands bourgognes d’une impeccable provenance, arrivés à leur maturité, prêts à boire et disponibles à la vente. C’est ce qu’ A WINE DAY vous propose grâce à Nicolas Potel, propriétaire du Domaine Roche de Bellène, qui a réalisé une incroyable sélection sur plus de 10 ans, en dégustant plus de 2500 vins. Les vins sont actuellement stockés dans les caves des domaines en Bourgogne d’où ils n’ont pas bougé depuis leur mise en bouteille.

A WINE DAY est heureux de vous offrir cette opportunité rare d’acquérir de tels vins en sélectionnant avec Nicolas Potel 5 Chambolle-Musigny dans des millésimes d’exception, tous issus du Domaine ROCHE DE BELLENE.

Alors rendez-vous dès le 2 septembre sur notre site pour cette vente privée toute en finesse.

 

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Une recette tout en fraîcheur …


Le 16 juillet dernier, A Wine Day organisait sa première soirée « Le Verre & L’Assiette » chez PRUNIER, maison reconnue pour son caviar et ses produits de la mer.

Le Chablis était à l’honneur et pour en apprécier toutes les subtilités, la chef du Café Prunier avait spécialement élaboré pour cette soirée un sorbet au Chablis.

Voici donc une recette où la fraicheur chablisienne et le glacé du sorbet se marient parfaitement pour vous proposer un dessert aussi estival qu’original…

SORBET AU CHABLIS DU DOMAINE WILLIAM FEVRE

Recette pour 10 personnes
1L de sorbet

 

 INGREDIENTS :

Sirop

• 40cl d’eau
• Le jus d’un citron
• 400g de sucre semoule
• 10g de stabilisateur
 
• 1 bouteille de Chablis Domaine William Fèvre (conserver 20cl de vin et réduire le reste)
• Estragon
• Raisins de Muscat blanc

 

PREPARATION :

• Réaliser le sirop

Réunir l’eau, le sucre et le stabilisateur en dernier. Porter à ébullition.
Ajouter au mélange le jus de citron, le vin et la réduction de vin. Bien mélanger l’ensemble et laisser refroidir.

 

• Turbiner

Mettre la préparation dans une sorbetière, faire turbiner jusqu’à obtention d’une consistance crémeuse.
Débarrasser dans une boite avec couvercle et réserver au congélateur (-22°C).

 

DRESSAGE :

 • Servir deux boules de glace dans un verre à vin, parsemer de deux feuilles d’estragon ciselé et ajouter 3 à 4 grains de raisins de muscats blancs coupés en deux et enlever les pépins.
 
Conseil: Pensez à sortir votre sorbet quelques minutes avant de le servir.

 

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Pour préparez ce dessert frais et élégant, venez retrouver les Chablis du Domaine William Fèvre sur notre site de vente en ligne www.awineday.com !

 

 

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« Il est né le divin enfant … »


Ca y est ! Le bébé royal est enfin arrivé. Après les rumeurs de grossesse de la duchesse de Cambridge, l’attente infernale de l’héritier, la Couronne peut enfin souffler.

 Mais rassurez-vous, nous n’allons pas vous faire un énième article à propos de la grossesse ou de la venue du petit bambin. Non, cette heureuse nouvelle n’est en fait qu’un prétexte pour vous parler d’un sujet que nous maîtrisons un peu mieux : le vin ! Et aujourd’hui c’est du vin anglais dont il est question !

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(NB: Cette photo a été réalisée avec des sosies de la Famille Royale)

 

On ne pourrait décemment parler du vin anglais sans évoquer les pères de la viticulture en Grande Bretagne : Steven Spurrier, Ray Barrington Brock & Edward Hyams.

Le premier, après avoir parcouru nos chers vignobles de Bourgogne, décida de planter du vin dans le Dorset afin de produire un crémant à base de chardonnay et de pinot noir.

Ray Barrington Brock a quant à lui décidé d’introduire le müller-thurgau (le riesling-sylvaner) et le seyval blanc, deux cépages adaptés aux contrées fraîches, à la fin des années 1940. Il a par la suite beaucoup collaboré avec Edward Hyams qui s’est installé avec succès dans le Kent.

Mais aujourd’hui ce ne sont plus les agriculteurs reconvertis en vignerons qui cultivent la terre ! Ce sont les gentlemen-winemakers, qui viennent se détendre après une réunion en coupant leurs vignes. Il y a aussi les business-winemakers qui participent au développement de la vigne anglaise. Si eux ne travaillent pas la terre, ils connaissent en revanche par cœur le cours des actions des grandes maisons de champagne et ils investissent. Grâce à eux, la superficie des vignes a d’ailleurs presque doublée en Angleterre depuis 2004.

 

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Il est vrai que les conditions météorologiques et géographiques de nos voisins d’Outre-Manche sont loin d’être propices à de belles vendanges… Néanmoins, les anglais ont planté beaucoup d’hybrides qui résistent très bien au mildiou et pour ce qui est des cépages chardonnay et pinot noir, certes leur rendement est faible, mais c’est en partie grâce à cela que les maladies sont moins virulentes. Le réchauffement climatique joue également beaucoup dans l’amélioration de la production actuelle.

Aujourd’hui, la production de vin en Angleterre est en grande partie composée de vins blancs fins secs et effervescents (pour ces derniers, 15% des vins produits)

Alors pour découvrir le champagne Pol Roger, adoré de Churchill et invité d’honneur sur les tables du mariage princier de Kate Middleton et du Prince William , rendez-vous sur notre site de vente en ligne www.awineday.com.

 

 

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